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Test du Sony Xperia 10 : le monde change

Des écrans de smartphones, on en a connu de plusieurs types et de plusieurs dimensions.

Il y a eu les résistifs, les capacitifs, les petits, les grands et ceux au format 16:9.

En 2017, la donne a quelque peu changé puisque LG et Samsung sont arrivés avec leurs écrans au ratio 18:9, ou avoisinant.
En 2018, les premiers écrans à encoche sont arrivés, faisant basculer le format du 18:9 vers le 19:9 (ou approchant).

En ce début d’année 2019, c’est cette fois Sony Mobile qui nous apporte un vent de fraîcheur avec le ratio de 21:9.
En effet, ce format proche du Cinémascope nous plonge littéralement dans un effet cinéma.

Le premier smartphone de la marque nippone à bénéficier de ce ratio est l’Xperia 10 que l’on trouve en ce milieu du mois de juin 2019 un peu sous la barre des 330 euros, en Black, Navy, Silver et Pink.

C’est la version européenne portant la référence I4113 qui est passée sous la loupe de TFP, et voilà ce que j’en ai pensé.

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1. Esthétique : beau, long et étroit

Esthétiquement, nous sommes en présence d’un appareil au design élégant dont le boîtier est fait en majorité de polycarbonate imitant le métal à la perfection.
L’avantage c’est que, malgré l’étroitesse du mobile, la finition satinée empêche le téléphone de glisser hors de la main, rendant ainsi la prise en main très agréable.

La face avant est occupée à hauteur de 79,4% par un écran sans encoche de 6,0 pouces protégé par une vitre Corning Gorilla 5 au profil 2.5D.
Ce dernier est surmonté d’une large bande noire au sein de laquelle on retrouve l’écouteur, une LED de notifications, les capteurs de luminosité/proximité et un capteur photo frontal.
Ici, pas de touches sensitives Android. Ces dernières étant intégrées à l’écran, elles sont donc tactiles.

Sur le flanc gauche, on note la présence d’une trappe derrière laquelle on trouve 2 tiroirs : le premier peut accueillir une nano SIM, alors que le second est capable de recevoir soit une seconde nano SIM, soit une carte micro SD.
L’avantage, c’est que l’ouverture de la trappe ne demande pas l’aide d’un extracteur.

Le côté droit est plus densément occupé par le bouton d’allumage, par un lecteur d’empreintes digitales et par la touche de volume, placée un peu trop bas à mon goût.
On s’étonne un peu que le bouton d’allumage ne soit maintenant plus intégré au lecteur d’empreintes.

Sur la tranche supérieure, on retrouve un port mini-jack ainsi qu’un micro d’ambiance.

La tranche basse, faite de métal anodisé, intègre un port USB-C bordé de chaque côté d’une grille : celle de gauche cache l’entrée micro primaire, alors que celle de droite protège le haut-parleur.

Retournons notre mobile de couleur bleu nuit (Navy) pour découvrir un module photo à double capteur placé à l’horizontale.
Celui-ci est surmonté d’un flash LED dual-tone.

Plus bas, le logo NFC, la marque Sony et le marquage Xperia.

  • Dimensions : 155,7 mm de long x 68 mm de large x 8,4 mm d’épaisseur | Poids : 162 grammes

2. Image et son : la première séance

Sony Mobile est le premier constructeur de smartphones à nous proposer un écran au format 21:9.
L’idée est bonne, tellement bonne à tel point qu’une autre marque propose aujourd’hui également un smartphone équipé d’un tel écran : Motorola avec son OneVision.

L’écran IPS de 6,0 pouces de notre Xperia 10 présente une résolution Full HD+.
Cette dalle d’excellente qualité offre de très belles couleurs, d’excellents contrastes et une excellente luminosité (590 cd/m²).
Cette dernière permettra sans problème de consulter son mobile en plein soleil.

Lorsque l’on regarde une vidéo sur l’écran de cet Xperia X10, on a l’avantage d’être en immersion totale.
Malheureusement, très peu de films ou de vidéos sont tournées au format 21:9, sauf pour Sony Entertainment.
Dans les autres cas, il faudra donc zoomer dans l’écran si on ne veut pas voir apparaître de vilaines bandes noires.
Dans ce cas, l’image sera encore un peu plus croppée (rognée) qu’avec un format 18:9.

Notez également que certaines applications, comme des jeux, ne seront pas vraiment adaptées au ratio 21:9.

En ce qui concerne le son diffusé par le haut-parleur principal, il est plutôt clair et très puissant (111 db constatés à la sortie). De plus, il ne sature pas lorsqu’il est porté à son maximum.

L’écoute au casque est très agréable et on bénéficie même de la fonction DSEE HX qui permet d’écouter de la musique en haute résolution.
Même si les écouteurs fournis dans la boîte ne sont pas des intra-auriculaires, ils sont quand même de bonne qualité.

En appel, le son restitué par l’écouteur est tout à fait satisfaisant. On comprend bien son correspondant.

  • Ecran : 6,0 pouces (IPS) avec une résolution de 1080 x 2520 pixels, soit donc une densité de 457 ppp.
  • Son : mini-jack et haut-parleur mono. Écouteur classique

3. Performances : raisonnables

L’Xperia 10 n’offre pas des performances extraordinaires telles que celles de l’Xperia 1, équipé lui du dernier processeur Snapdragon 855 de Qualcomm.

En effet, notre smartphone de test récupère les composants techniques qui ont fait les beaux jours de son prédécesseur l’Xperia XA2.
On a donc droit à un processeur 8 cœurs Qualcomm Snapdragon 630, accompagné de 3Go de RAM.

Avec un score de près de 88.000 points sur Antutu et un score maximum sur 3D Mark (Ice Storm Extreme), le Sony Xperia 10 sera capable de faire tourner la plupart des grosses applications et des gros jeux 3D du moment présents sur le Play Store.
PUBG Mobile se lancera ainsi en qualité graphique minimale mais restera tout à fait jouable.

Pour la mémoire de stockage, sur les 64Go annoncés par le constructeur, il en restera 46,7 pour l’utilisateur.
Cette mémoire pourra facilement être élargie par l’ajout d’une carte micro SD jusqu’à 1To.

  • Antutu Benchmark (v7.2.2) : 87.996 points | 3D Mark (Ice Storm Extreme) : Max
  • Processeur : Octa-core Qualcomm Snapdragon 630 (4 x 2,2GHz + 4 x 1,8GHz) | Mémoire vive : 3Go  | Processeur graphique : Adreno 508
  • Mémoire de stockage : 64Go de mémoire qui se transforme en 46,7Go lors du premier démarrage.

4. Connectivité : exhaustive

S’il y a bien un poste sur lequel Sony n’a pas lésiné pour son Xperia 10, c’est bien sur celui de la connectivité.

Ce smartphone japonais est ainsi compatible avec les réseaux 4G LTE de catégorie 12 (600 Mbps en download et 100 Mbps en upload), tout en intégrant les bandes B20 et B28.
A côté de cela, on a bien sûr de la 2G et de la 3G+.

Comme sur tout smartphone qui se respecte, on dispose évidemment du pack de toutes les autres connexions que sont : le Bluetooth (5.0), le WiFi (a/b/g/n/ac), le (A)GPS/Glonass, 2 emplacements SIM (au format nano), un slot micro SD, un port mini-jack, un port USB-C (OTG), la radio FM et même une puce NFC.
Cette dernière option prend enfin tout son sens puisqu’elle permet notamment le paiement sans contact.

Les accroches réseaux sont bonnes, que ce soit en 2G, en 3G, en 4G ou en WiFi.
Pour le GPS, dans une cour de copropriété urbaine, il aura fallu 38 secondes à cet Xperia 10 avant d’obtenir un premier fixe (11 satellites).

Au niveau des sensors, notre mobile de test est aussi bien placé, puisque nous avons un accéléromètre, une boussole, un gyroscope, un compteur de pas, ainsi que les habituels capteurs de luminosité et de proximité.
Question sécurité, on notera la présence d’un lecteur d’empreintes digitales placé sur le flanc droit du téléphone.
Il se montre rapide et efficace.
Par contre, on regrettera l’absence du face-unlock, une fonction très pratique à laquelle les utilisateurs se sont désormais habitués.

  • DAS (Débit d’Absorption Spécifique) : 0,9 W/kg. C’est un score relativement élevé pour un mobile sorti en 2019

5. Système d’exploitation : un Android à jour et peu surcouché

L’Xperia 10 embarque la dernière version de l’OS de Google, c’est-à-dire Android 9 Pie.

Le constructeur a ici appliqué une très légère surcouche nommée Xperia UX.

La bonne nouvelle, c’est qu’au premier allumage le smartphone permet de choisir d’installer ou de ne pas installer le pack des applications Sony Xperia.
Il en est de même pour certaines applications liées à des partenaires tels qu’Amazon.
Seule l’application Facebook est imposée.

Si vous choisissez de ne pas installer ces applications, vous vous retrouvez donc avec un Android presque stock.

Le tiroir d’applications cher à certains utilisateurs est donc bien présent. Il peut être déroulé d’un geste du doigt partant du bas de l’écran vers le haut.

Parlons maintenant ergonomie, puisque c’est à ce propos que le format 21:9 pourra faire débat.

Il est certain qu’avec une hauteur de 15 cm, vous ne pourrez pas atteindre le haut de l’écran avec votre pouce.
C’est pour cela que le constructeur a prévu l’utilisation à une main qui pourra être activée en tapotant 2 fois sur la petite barre de navigation située au bas de l’écran.

En plus de cela, il existe une barre latérale de raccourcis que vous pourrez facilement faire apparaître en tapotant 2 fois sur la réglette (ou plutôt le curseur).
Les raccourcis qui apparaissent alors à l’écran se basent sur les applications ou les fonctions que vous utilisez le plus fréquemment.

C’est également dans l’utilisation du multitâche que le format 21:9 prendra tout son sens.
Vous pourrez ainsi partager votre écran en 2 et par exemple regarder un film tout en rédigeant un message.

Et en parlant de messages, je peux vous dire que, vu l’étroitesse de l’écran, il sera difficile de les rédiger à deux mains.
Du coup, seul votre pouce suffira.

On notera également que les 3 touches habituelles Android pourront être remplacées par des gestes liés à une petite barre unique placée au bas de l’écran, comme cela se fait sur la gamme des Google Pixel 3.

  • Système d’exploitation : Android 9 Pie | Surcouche : Xperia UX

6. Usage : globalement satisfaisant

Comme tous les smartphones, le Sony Xperia 10 sera bien entendu capable de passer des appels, d’envoyer des SMS et des emails, de vous guider par GPS, de lire des MP3 et des vidéos, de faire du jeu 2D et 3D, etc.

Mais il y a encore en 2019 deux aspects qui permettent de différencier les smartphones entre eux : la qualité photo et l’autonomie.

Dans un cas comme dans l’autre, le seul mot qui me vient à l’esprit est “correct”.
Correct, dans le sens où on n’est pas sur du très bon, mais pas non plus sur du mauvais.

A l’arrière de notre mobile de test nous retrouvons un module photo constitué de 2 capteurs : un capteur principal grand-angle (76,4°) de 13 mégapixels ouvrant à f/2.0 et un second capteur grand-angle (87,9°) de 5 mégapixels ouvrant à f/2.4.
Ce dernier permet d’ajouter plus d’informations au cliché.

Lorsque la luminosité est suffisante, l’Xperia 10 s’en sort relativement bien, et on a ici l’avantage de pouvoir prendre des photos au format 21:9.

De nuit, les résultats se gâtent. Il devient plus complexe de prendre des clichés avec une bonne mise au point. La balance des blancs devient problématique.

Notez que l’Xperia 10 pourra filmer en 4K, mais également en 21:9.

Le capteur frontal de 8 mégapixels ouvrant à f/2.0 permet de réaliser de beaux autoportraits dans de bonnes conditions.

Parlons maintenant de l’autonomie.
Avec sa “petite” batterie de seulement 2870 mAh, j’avais bien peur que le mobile de test n’atteigne pas une journée d’autonomie.
Finalement, l’Xperia 10 m’a fait mentir puisque, dans le cadre d’une utilisation mixte raisonnable, il a tenu une grosse journée (et même plus avec le mode Stamina d’économie d’énergie activé) avant de demandé à être rechargé.

La batterie est compatible avec la technologie de charge rapide Quick Charge 3.0 de 18 W, mais le chargeur fourni dans la boîte n’est que de 7,5 W. Cela donne un temps de charge d’environ 2 heures pour passer de 0 à 100%.

Une vidéo YouTube de 60 minutes (toutes connexions allumées, son à 50%, luminosité à 50%) aura consommé de 14 à 15% de l’énergie contenue dans la batterie. C’est nettement mieux que les 20% habituellement constatés.

  • Double appareil photo dorsal :  13 + 5 mégapixels avec autofocus et flash LED
  • Batterie : Fixe de 2870 mAh.

En conclusion : taillé pour le multimédia

Sony Mobile est le premier constructeur de smartphones à commercialiser un appareil doté d’un écran au ratio 21:9, approchant le format Cinémascope.
Il vient d’être rejoint par Motorola en ce milieu d’année 2019, preuve que ce format d’écran pourrait bientôt devenir une norme comme le 18:9 (ou avoisinant).

Lorsque j’ai reçu l’Xperia 10 afin de le tester, il m’a fallu quelques heures avant de trouver mes marques.
Mais au final, j’ai plutôt apprécié l’expérience offerte par ce format du 21:9.

La première chose qui m’as conquis, c’est l’immersion totale en matière de vidéo.
Ensuite, c’est de pouvoir faire du multitâche sur un écran adapté.
Et enfin, c’est de montrer à ses potes qu’on est le seul à être capable de prendre des photos et de filmer en 21:9 avec son smartphone.

Bien sûr, l’Xperia 10 n’est pas exempt de défauts : absence de face-unlock et positionnement tarifaire un peu trop élevé eu égard aux performances offertes.
A plus de 320 euros, on espérait avoir un processeur Snapdragon 675, et non un Snapdragon 630.

Mais globalement, pour le reste le Sony Xperia 10 reste un bon smartphone de milieu de gamme.

  • Les plus : LED de notifications, USB-C + mini-jack, NFC, filme en 4K et en 21:9
  • Les moins : prix, pas de face-unlock

Galerie photos :

Au sujet de : Alex pour Top For Phone

Je suis passionné par les téléphones mobiles et d'ailleurs, je les collectionne! Mon second hobby : les voitures miniatures.

1 commentaire

  1. J’aime beaucoup les différents produits de la marque nippone, mais leurs smartphones ne m’ont jamais attiré !

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