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Test du Meizu 16th : un véritable héraut

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Lors de la présentation officielle du Pro 7, Meizu avait qualifié ce dernier de smartphone haut de gamme.

Malheureusement même s’il s’agit d’un très bon appareil, les consommateurs ont plutôt perçu le Pro 7 comme un « milieu de gamme premium ».

Le constructeur chinois se devait donc de réagir en proposant un véritable smartphone typé haut de gamme, et même ultra haut de gamme.
C’est désormais chose faite, puisque Meizu a présenté le 16th le 8 août dernier, un véritable flagship.
Le nom de ce mobile est significatif puisqu’il s’agit du 16ème smartphone présenté par la marque.

Le Meizu 16th existe en 2 configurations : 6Go de RAM + 64Go de ROM et 8Go de RAM + 128Go de ROM.
C’est cette dernière version que j’ai eu le plaisir de tester pour vous.
Cette version est notamment disponible sur certaines boutiques en ligne européennes au prix de 572 Euros TTC avec 2 ans de garantie.

Ce Meizu 16th m’a t’il conquis? Vais-je vous le conseiller à l’achat?
Pour obtenir la réponse à ces questions, je vous invite à lire cet article de test.

Les meilleures offres du moment :

1. Esthétique : vive le sans notch

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Ici pas d’encoche, mais un écran de 6,0 pouces occupant pas moins de 89,57% de la surface frontale.
De fines bordures donc, et une symétrie parfaite comme je les aime (tout est parfaitement centré).

L’afficheur est surmonté d’un écouteur, d’une LED de notifications, des capteurs de luminosité/proximité et d’une caméra frontale.
Pas de touches Android sensitives. Etant intégrées à l’écran, elles sont donc tactiles.

Les contours sont en aluminium alors que le dos est en verre.
Ce dernier adopte un profil courbé afin de mieux épouser la paume de la main.

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Sur la face arrière, on note la présence d’un double capteur photo placé à la verticale.
Le module photo est accompagné d’un flash à 6 LEDs.
Plus bas, on retrouve le logo de la marque.

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Le côté gauche accueille le tiroir SIM (2 nano SIM). Il n’y a donc pas de slot micro SD.

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Le flanc droit fait place à la touche de volume et au bouton d’allumage.

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Sur la tranche supérieure, on remarque la présence d’un micro réducteur de bruit.

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La tranche inférieure a droit quant à elle à un port mini-jack, à un port USB-C et à la grille du haut-parleur.

Grâce à ses dimensions et à son poids raisonnables, le Meizu 16th est agréable à prendre en main mais s’avère toutefois plutôt glissant.
Le fabricant semble en être conscient et fournit une coque de protection arrière en plastique cristal dans la boîte.

Si l’appareil utilisé pour ce test est de couleur Midnight Black, sachez que ce smartphone est également disponible en Moonlight White.

  • Dimensions : 150,5 mm de long x 73,2 mm de large x 7,3 mm d’épaisseur | Poids : 152 grammes

2. Image et son : une image magnifique

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Avec ce 16th, Meizu suit la tendance actuelle des écrans panoramiques.

Nous sommes ici sur un écran de 6,0 pouces au ratio 18:9.
Ce dernier présente une résolution Full HD+ et utilise la technologie Super Amoled.
Cela signifie des couleurs éclatantes avec des noirs profonds et un contraste infini.
Les angles de vue sont largement ouverts.

Avec une luminosité de 430 cd/m², notre smartphone de test peut sans problème être utilisé en extérieur.

On prendra donc plaisir à regarder des vidéos sur un tel écran.

Comme sur la majorité des smartphones, le son est véhiculé de 3 manières : via le haut-parleur principal, via le port mini-jack et via l’écouteur.

Ce dernier fait également office de second haut-parleur, procurant ainsi un son stéréo à l’utilisateur.
Le son est clair et puissant. J’ai ainsi mesuré 108 db à la sortie de chaque HP.

L’écoute au casque est agréable, et en conversation le son restitué par l’écouteur est tout à fait satisfaisant. On comprend bien son correspondant.

  • Ecran : 6,0 pouces (Super Amoled) avec résolution de 1080 x 2160 pixels, soit donc une densité de 402 ppp.
  • Son : jack 3.5 et haut-parleurs stéréo. Écouteur classique

3. Performances : ça déménage

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Pour justifier son statut de haut de gamme, et même d’ultra haut de gamme, le Meizu 16th se devait d’intégrer le meilleur du meilleur.

La marque venue de l’Empire du Milieu a donc opté pour un SoC Qualcomm Snapdragon 845.
Ce dernier est ici épaulé par 8Go de RAM ainsi que par un système de refroidissement liquide qui lui évite toute surchauffe.
La fluidité est donc de mise, même dans les pires utilisations.
Sachez que Meizu a créé un laboratoire en partenariat avec des éditeurs de jeux vidéo chinois tels que Tencent et NetEase afin de les optimiser au mieux pour ses nouveaux smartphones.

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Face à nos benchmarks habituels, le Meizu 16th a obtenu des scores d’un peu plus de 279.400 points sur Antutu et d’un peu plus de 4550 points sur 3D Mark (Sling Shot Extreme).

Concernant la mémoire de stockage, nous sommes ici sur une version de 128Go dont 110,68Go sont réellement destinés à l’utilisateur.
Par contre, Meizu a fait l’impasse sur la possibilité d’ajouter une carte micro SD.

  • Antutu Benchmark (v7.1.0) : 279.409 points | 3D Mark (Sling Shot Extreme) : 4558 points
  • Processeur : Octa-core Qualcomm Snapdragon 845 (4 x 2,8GHz + 4 x 1,7GHz) | Mémoire vive : 8Go  | Processeur graphique : Adreno 630
  • Mémoire de stockage : 128Go de mémoire qui se transforme en 110,68Go lors du premier démarrage.

4. Connectivité : complète

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Bien évidemment, un smartphone haut de gamme se doit d’être compatible avec les réseaux 4G.
Nous avons donc ici de la 4G LTE de catégorie 12 (600 Mbps en download) prenant en compte la B20 (sur la version globale), la bande des 800 MHz. Par contre, pas de B28.

Et bien sûr, cette 4G est accompagnée de la 2G et de la 3G+.

A côté de cela, nous bénéficions comme toujours du pack des autres connexions que sont : le WiFi (a/b/g/n/ac), le Bluetooth 5.0, le (A)GPS/Glonass/BDS/SBAS (système d’augmentation spatial US)/QZSS (système japonais)/Galileo, un port USB-C (OTG), un port mini-jack, 2 emplacements nano SIM, etc. Pas de radio FM donc.

Concernant les accroches réseau, elles sont bonnes, que ce soit en 2G, en 3G, en 4G ou en WiFi.
Pour le GPS, dans une cour ce copropriété urbaine, il aura fallu 17 secondes au Meizu 16th avant d’obtenir un premier fixe (14 satellites).

Au niveau des sensors, en plus d’un accéléromètre nous avons droit à une boussole, à un gyroscope et aux habituels capteurs de proximité et de luminosité.

Mais la meilleure surprise réside dans le fait que nous  disposions d’un lecteur d’empreintes digitales intégré à l’écran.
Le déverrouillage n’est pas vraiment aussi rapide qu’avec un scanner d’empreintes traditionnel, mais cela reste quand même tout à fait efficace.
Le téléphone peut également être déverrouillé via la reconnaissance faciale. L’action est presque instantanée, même dans le noir.

  • DAS (Débit d’Absorption Spécifique) : Non communiqué par le constructeur

5. Système d’exploitation : un Android relooké

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Le Meizu 16th est animé par Flyme (ici dans sa version 7.1.1.0G), un système basé sur Android Oreo 8.1.

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Cette surcouche, ou plutôt ce fork, n’a pas vraiment les faveurs du grand public et est souvent critiqué.
Sur cette dernière version de l’OS, on ne peut qu’applaudir les efforts fait par Meizu et, mis à part le fait qu’on ne dispose pas du tiroir des applications, on peut dire que Flyme se rapproche de plus en plus d’un Android stock.
Ainsi, on n’a plus d’applications indésirables en chinois et c’est une bonne chose.

Parmi les applications sympa ajoutées par Meizu, on a :

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- Thèmes : une boutique de thèmes et de fonds d’écran permettant de « customiser » vos écrans d’accueil et de verrouillage.
- Sécurité : une application fourre-tout qui permet notamment de manager sa data, sa ROM, sa RAM et sa consommation.
- Notes : qui permet de prendre des notes.
- Météo : qui permet de connaître le temps qu’il fait.
- Enregistreur : un dictaphone.
- Calculatrice
- Etc.

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Le Meizu 16th dispose également d’une fonction nommée mEngine permettant la vibration du téléphone au rythme de la sonnerie choisie.
N’oublions pas de citer la fonction Always On Display qui permet de consulter l’heure et les notifications une fois l’écran éteint.

Concernant la navigation dans les différents menus, on a le choix entre les traditionnelles touches Android ou les gestures.

Pour ces dernières, on constate que Flyme 7 intègre le bouton virtuel Super mBack sous forme d’un petit trait en bas de l’écran.
Ce dernier permet de contrôler le smartphone avec un seul bouton.

Flyme 7 est assisté par OneMind AI qui analyse en permanence votre utilisation afin d’optimiser au mieux votre appareil en terme de performances, de consommation d’énergie, mais également pour rendre son fonctionnement plus intuitif.

  • Système d’exploitation : Android Oreo 8.1 | Fork : Flyme 7.1.1.0G

6. Usage : de belles photos

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Mettons de côté les usages de base des smartphones pour nous concentrer sur les deux aspects qui permettent encore en 2018 de distinguer les différents mobiles entre eux : la qualité photo et l’autonomie.

Côté photo, le Meizu 16th est équipé d’un capteur frontal de 20 mégapixels (f/2.0) possédant la fonction ArcSoft Beauty, ainsi que d’un mode portrait permettant d’obtenir des autoportraits avec un effet Bokeh.
Les selfies sont de bonne facture mais je vous déconseille la fonction ArcSoft Beauty qui lisse exagérément la peau.

meizu 16rh - vue 02

A l’arrière, le module photo intègre un premier capteur Sony IMX380 de 12 mégapixels ouvrant à f/1.8 et un second Sony IMX380 de 20 MP ouvrant à f/2.6.
Les clichés réalisés sont de bonne qualité, même dans des conditions de basse luminosité.
La présence d’un stabilisateur optique sur 4 axes, d’un déclencheur rapide avec seulement 0,4 secondes et de l’assistance d’une Intelligence Artificielle est une bonne nouvelle.

meizu 16th - vue 01

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Le capteur photo principal est accompagné d’un flash à 6 LEDs en forme d’anneau et est capable de filmer en 4K à 30 FPS.

Notre terminal chinois est doté d’une batterie de 3010 mAh lui permettant, dans le cadre d’une utilisation mixte raisonnable, de tenir une grosse journée avant de demander à être rechargée.
La batterie est compatible avec la technologie de charge rapide mCharge 4.0 (24 W). Un chargeur de 12V/2A est présent dans le packaging.

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Une vidéo YouTube de 60 minutes (toutes connexions allumées, son à 50%, luminosité à 50%) aura consommé 21% de l’énergie contenue dans la batterie.

  • Module photo dorsal :  12 + 20 mégapixels
  • Batterie : Fixe de 3010 mAh.

En conclusion : 5 jours au Paradis

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Eh non, je ne suis pas au cœur de l’Auvergne (petit clin d’oeil au passage à Stéphane) mais le Meizu 16th m’a donné entière satisfaction tout au long de ma période de test, si bien que je me suis crû au Paradis.

Nous avons ici un magnifique smartphone doté d’une qualité de fabrication exemplaire et de dimensions raisonnables.
Il n’est ni trop grand ni trop petit et de plus, il est léger.

Nous n’avons pas ici de mécanisme complexe pour pouvoir offrir un écran sans bordures, mais nous avons des bordures très fines, un lecteur d’empreintes digitales intégré à l’écran et même une LED de notifications.
Cerise sur le gâteau, nous avons droit à du son stéréo.

Côté connectivité, en plus du port USB-C nous avons également un port mini-jack, comme quoi ce duo n’est pas incompatible.

Afin d’assurer d’excellentes performances, la marque chinoise a fait appel à ce qui se fait de mieux chez Qualcomm en ce moment : un processeur Snapdragon 845.
Ce dernier est ici accompagné de pas moins de 8Go de RAM.

Le 16th produit des clichés de bonne qualité et l’autonomie de sa batterie est correcte.

Certes, ils nous manque la bande des 700 MHz en 4G LTE, mais cette dernière est encore peu répandue.
De même, l’absence de port micro SD est compensé par la confortable mémoire de stockage disponible de 110Go.
L’absence de puce NFC pourra contrarier certains utilisateurs.

Le Meizu 16th, l’essayer c’est l’adopter!
A moins de 580 Euros dans sa version de 128Go (environ 430 EUR HT pour la version de 64Go sur certaines boutiques d’import en ligne), il peut faire partie de votre liste d’achats.

  • Les plus : Ecran Super Amoled HD+, performances, design
  • Les moins : Pas de NFC, pas de port micro SD, pas de B28

Galerie photos :

A propos de Alex pour Top For Phone

Je suis passionné par les téléphones mobiles et d'ailleurs, je les collectionne! Mon second hobby : les voitures miniatures.

3 commentaires

  1. et pour la résistance aux éclaboussure?

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