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Test de l’AGM A9 : un smartphone sobre et robuste

AGM Mobile est une firme basée dans les îles Samoa, un archipel du Pacifique.

Depuis sa création en 2008, AGM est un pionnier dans le domaine des smartphones outdoor, un marché qui, selon les analystes, est estimé à plus de 35 milliards d’euros et à 180 millions de terminaux vendus dans le monde.
Ce marché est toujours en pleine progression.

Le rugged phone que je vous présente dans cet article de test est l’AGM A9.

Les randonneurs, skieurs, vttistes, skippers, professionnels du bâtiment, et j’en passe… sont donc ici tous concernés.

Depuis sa sortie il y a environ un an, le prix de ce mobile à été divisé par deux.
On le retrouve donc en ce début du mois de décembre 2019 au prix de 185 euros.

Rassurez-vous, même si cet AGM A9 est sorti il y a un an, il reste toujours d’actualité.
Mais cela nous allons le voir tout au long de cet article de test.

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1. Esthétique : un design simple et efficace

En tant que smartphone outdoor, l’AGM A9 résiste à l’eau (douce), à la poussière et aux chocs.
Il est certifié IP68 et répond à la norme MIL-STD-810G de l’armée américaine.

Un collègue youtubeur russe à fait vivre un véritable cauchemar à ce téléphone en jouant au football dans la neige et sur la glace avec son jeune fils.
Eh oui, il y a des ballons ronds, des ballons ovals… et des ballons rectangulaires.
L’AGM A9 s’en est sorti avec quelques bosses et quelques rayures sur l’écran, mais il fonctionnait toujours.

Le terminal allie des contours en plastique TPU à un dos en aluminium anodisé, le tout adoptant la couleur noire.

A l’avant, on retrouve un écran de 5,99 pouces protégé par une vitre Corning Gorilla 5 et par un film posé en usine.
Cet afficheur occupe près de 68% de la face avant.

L’écran est surmonté d’un écouteur, des capteurs de luminosité et de proximité ainsi que d’une caméra frontale.
Ici, pas de LED de notifications ni de touches sensitives Android.
Ces dernières étant intégrées à l’écran, elles sont donc tactiles.

Le flanc gauche en aluminium anodisé accueille la touche de volume ainsi qu’un bouton dédié au Google Assistant, le tout assemblé par trois vis Torx.

Sur le côté droit, également en aluminium anodisé, on remarque le tiroir SIM/micro SD (2 nano SIM ou 1 nano SIM + 1 micro SD), le bouton d’allumage, ainsi qu’une touche servant à lancer l’appareil photo. Le tout est également assemblé par trois vis Torx.

La tranche supérieure est occupée par un micro réducteur de bruit, tandis qu’à l’opposé on trouve une entrée micro primaire ainsi qu’un port USB-C.

Si on retourne le mobile, on note la présence d’un capteur photo de forme circulaire, suivi d’un flash LED dual-tone, d’un lecteur d’empreintes digitales, d’un marquage AGM, et enfin de la mention “Designed by AGM”. Le tout est accompagné de quatre haut-parleurs.

Malgré des dimensions plutôt imposantes l’appareil est agréable à prendre en main et la qualité de fabrication est au rendez-vous.

  • Dimensions : 168 mm de long x 81,4 mm de large x 12,6 mm d’épaisseur | Poids : 251 grammes

2. Image et son : bel écran et son stéréo

Même si nous sommes ici sur un rugged phone, nous avons droit à un écran qui s’inscrit dans l’air du temps.
En effet, l’afficheur adopte un format 18:9 offrant un effet cinéma.

Cet écran de 5,99 pouces présente une définition Full HD+, ce qui est quand même plutôt rare sur un mobile de ce type proposé à moins de 200 euros.

La dalle IPS est très généreusement rétroéclairée (500 nits), une qualité indispensable pour un smartphone amené à être utilisé dans toutes les conditions, y compris à l’extérieur en plein soleil.

Le rendu des couleurs est très correct et l’écran affiche des angles de vision plutôt bien ouverts.
Tout au plus pourra t’on regretter que la température des couleurs ne puisse pas être réglée via le menu des paramètres.

Mais c’est au chapitre du son que ce mobile endurci m’a vraiment surpris.

En effet, le terminal est équipé de quatre haut-parleurs 3D développés en partenariat avec JBL.
Ces derniers prennent place au dos du mobile.
Ils délivrent un son très clair et puissant (106 db mesurés à la sortie), et de plus ils offrent une excellente spatialisation.

La combinaison d’une image Full HD+ grand format et du son stéréo permet de regarder confortablement des vidéos ou des films.

L’AGM A9 n’étant pas équipé d’un port mini-jack, il faudra passer par l’adaptateur mini-jack vers USB-C présent dans la boîte pour pouvoir écouter de la musique avec un casque filaire.
Le son obtenu manque de relief, de spatialisation, et de puissance.

Par contre, l’écouteur restitue un son clair et relativement puissant. On comprend très bien son correspondant.

  • Ecran : 5,99 pouces (IPS) avec une résolution de 2160 x 1080 pixels, soit donc une densité de 403 ppp.
  • Son : Mini-jack et haut-parleurs stéréo. Écouteur classique

3. Performances : correctes

L’AGM A9 n’est pas équipé du dernier processeur à la mode.
Nous trouvons ici un SoC Qualcomm Snapdragon 450 associé à 3Go de RAM et à un GPU Adreno 506.

Avec de tels composants, ce smartphone parvient à se montrer fluide à l’usage.

Face à Antutu, ce rugged phone à obtenu un score d’un peu plus de 92.400 points qui permet de vérifier que l’AGM A9 est capable de faire tourner la plupart des grosses applications et des gros jeux 3D présents sur le Play Store.
PUBG Mobile se lance en qualité graphique basse et reste parfaitement jouable, même si on sera confronté à quelques petits ralentissements.

Pour le stockage, sur les 32Go revendiqués par le constructeur, il ne restera que 25,4Go disponibles pour l’utilisateur.
Fort heureusement, une carte micro SD (+128Go) pourra facilement être ajoutée, mais s’il faudra alors sacrifier le second emplacement nano SIM.

  • Antutu Benchmark (v8.0.5) : 92.440 points | 3D Mark (Ice Storm Extreme) : 7678 points
  • Processeur : Octa-core Qualcomm Snapdragon 450 cadencé à 1,8GHz | Mémoire vive : 3Go  | Processeur graphique : Adreno 506
  • Mémoire de stockage : 32Go de mémoire qui se transforme en 25,4Go lors du premier démarrage.

4. Connectivité : le NFC est là

L’AGM A9 offre de la 4G LTE de catégorie 4 (150 Mbps en download, 50 Mbps en upload) intégrant les bandes B20 (800 MHz) et B28 (700 MHz), en sus de la 2G et de la 3G+.

A côté de cela, on a comme toujours sur un smartphone digne de ce nom le pack des autres connexions que sont : le WiFi (b/g/n), le Bluetooth (5.0), le (A)GPS/Glonass/BDS, 2 emplacements nano SIM, un slot micro SD, un port USB-C (OTG), et même une puce NFC.
Cette dernière est maintenant d’autant plus intéressante qu’elle permet les paiements sans contact.
On regrettera l’absence d’un port mini-jack.

Par contre la radio FM est bien présente, et bonne nouvelle, elle ne demande pas le branchement d’un kit piéton puisque les antennes sont intégrées au mobile.

Les accroches réseau sont bonnes, que ce soit en 2G, en 3G, en 4G ou en WiFi.
Pour le GPS, dans la cour d’une copropriété urbaine, il aura fallu 6 secondes à ce smartphone durci avant d’obtenir un premier fixe (9 satellites).

Au niveau des sensors, en plus des habituels capteurs de luminosité et de proximité, nous avons un accéléromètre, une boussole et un gyroscope.
Nous avons également droit à un lecteur d’empreintes digitales (placé au dos du téléphone) qui se montre très rapide et donc efficace.
Par contre, pas de déverrouillage par reconnaissance faciale pour l’AGM A9.

  • DAS (Débit d’Absorption Spécifique) : 1,38 W/kg. C’est un score très élevé pour un mobile sorti en 2018.

5. Système d’exploitation : un Android très peu surcouché

L’AGM A9 est animé par Android dans sa version Oreo 8.1.

Ce n’est pas vraiment grave que nous ne trouvions pas d’Android 9 Pie puisque ce smartphone tourne parfaitement bien.
De plus, je pense que ce n’est pas la préoccupation première des utilisateurs de téléphones endurcis.

Le constructeur a choisi de ne pas ajouter de réelle surcouche, et c’est tant mieux car cela rend la navigation plus fluide dans les différents menus et bureaux.

Tout au plus a t’on quelques fonds d’écran spécifiques et quelques applications supplémentaires telles que : Boussole, Magnétophone, E-mail et Musique.

On trouve donc bien ici le tiroir d’applications cher à certains utilisateurs.

Pas de gestures sur ce smartphone. Il faudra donc se contenter des 3 touches Android habituelles.

Par contre, on appréciera la présence de la fonction “Mode gants” bien utile en hiver.

  • Système d’exploitation : Android Oreo 8.1 | Surcouche : AGM

6. Usage : pas vraiment un photophone

Ce rugged phone est capable de faire tout ce qu’on lui demande.
Il peut passer des appels partout dans le monde, envoyer des SMS, lire des vidéos et des MP3, surfer sur le Net, jouer à des jeux 2D et 3D, etc.

Mais il y a encore aujourd’hui deux aspects qui permettent de distinguer les smartphones entre eux : la qualité photo et l’autonomie.

A l’arrière, l’AGM A9 est équipé d’un seul capteur photo de 12 mégapixels d’origine Sony.

Autant dire que, même lorsque la lumière est présente en suffisance, les photos réalisées sont juste correctes, sans plus.
Lorsque la luminosité baisse, les photos sont bruitées.

Curieusement, l’APN principal s’en sort mieux en mode Portrait.

Notez que l’application photo gère la reconnaissance de scènes.

A l’avant, on trouve un capteur selfie de 16 mégapixels ouvrant à f/1.8.
Là aussi, les autoportraits réalisés se destineront plutôt aux réseaux sociaux.
On sera loin des oeuvres d’art!

Dans le cadre d’une utilisation mixte raisonnable, la grosse batterie de 5400 mAh permettra à ce mobile de vous octroyer environ 2 jours d’autonomie.
Même si ce n’est pas mal, j’avoue que je m’attendais à mieux.

L’accumulateur est compatible avec la technologie de charge rapide Qualcomm Quick Charge 3.0.
Un chargeur de 10W est fourni dans le packaging.

Enfin, une vidéo YouTube de 60 minutes (toutes connexions allumées, son à 50%, luminosité à 50%) aura consommé 12% de l’énergie contenue dans la batterie. C’est mieux que les 15% habituellement constatés en 2019.

  • Appareil photo dorsal :  12 mégapixels avec autofocus et flash dual-LED.
  • Batterie : Fixe de 5400 mAh.

En conclusion : oui, pour sa solidité

Pour 50% du prix d’un rugged phone équivalent d’une marque plus connue, on a ici un appareil conforme à ce que l’on attend de ce genre de smartphone : une bonne résistance aux milieux hostiles, un bon son, une bonne connectivité, une bonne luminosité et une bonne autonomie.

Certes on n’est pas sur une bête de course côté performances, mes ces dernières suffisent à offrir une belle fluidité au quotidien et à faire tourner la plupart des grosses applications présentes sur le Play Store.

Alors, pours son prix de 185 euros et pour sa solidité à toute épreuve, moi je dis oui.

  • Les plus : Ecran FHD+, qualité de fabrication.
  • Les moins : Pas de port mini-jack, qualité photo pas au top.

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Au sujet de : Alex pour Top For Phone

Je suis passionné par les téléphones mobiles et d'ailleurs, je les collectionne! Mon second hobby : les voitures miniatures.

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